Inger Hagerup
L’amour mourra aussi de Inger Hagerup, édition bilingue, traduction du norvégien par Eva Sauvegrain et Pierre Grouix, collection pour une Rivière de Vitrail, Editions Rafael de Surtis.
Inger Hagerup (1905 – 1985) est une poétesse norvégienne du XXème siècle. Depuis le recueil Je me suis perdue dans les bois (1939), sa poésie développe une recherche marquée par les thèmes de l’amour, du refus, de la lutte. Par la variété de son inspiration, elle est à l’image de son siècle dans son pays.
Deux langues
Mon cœur a deux langues.
Mon esprit a deux volontés.
Je t’aime sans cesse
et ne serai jamais tienne.
Loin dans l’obscurité rouge
la vie a pris forme double.
Ici roucoule un pigeon.
Là siffle un serpent.
Mon cœur a deux langues.
Entends-le quand même.
Reste avec moi, quitte moi,
Libère-moi de moi-même.
Je suis le poème
Je suis le poème que personne n’a écrit.
Je suis la lettre qu’on brûle sans cesse.
Je suis le sentier jamais emprunté,
la note sans mélodie.
Je suis la prière de la lèvre muette.
Je suis le fils d’une femme non née,
Une corde qu’aucu e main n’a encore tendue,
un brasier jamais encore allumé.
Réveille-moi ! Délivre-moi ! Soulève-moi
Des terres, des monts, de l’esprit et du corps !
Mais rien ne répond à mes prières.
Je suis les choses qui n’arrivent jamais.
Marie Takvam
La rivière est un rai d’argent de Marie Takvam, édition bilingue, traduction du néo-norvégien par Eva Sauvegrain et Pierre Grouix, collection pour une Rivière de Vitrail, Editions Rafael de Surtis.
Poétesse norvégienne s’exprimant en néo-norvégien, Marie Takvam (1926 – 2008) est une poétesse de l’amour. Dans ses poèmes l’homme et la femme sont l’un en face de l’autre. Le sentiment règne. Le monde féminin est dit comme rarement.
Pour moi tu es celui que tu es pour moi
Ne bouge pas.
laisse-moi m’emparer de tes traits, de ta bouche
avant que tu partes.
Laisse-moi bien te regarder, tel que tu es juste maintenant,
tel que tu te tiens encore.
Puis tu iras là où tu seras un autre
à la même seconde.
Dans une rue
entre mille rues
je puis peut-être rencontrer
un autre, celui que tu étais cette nuit. –
Mais celui que tu seras désormais
recevra tout mon poison dans sa coupe
Celui que tu seras désormais
Ne franchira jamais le seuil de ma maison.
Gunvor Hofmo
Tout de la nuit est sans nom de Gunvor Hofmo, préface de Ole Karlsen, édition bilingue, traduction du norvégien de Pierre Grouix et Grete Kleppen, collection Pour une rivière de vitrail, Editions Rafael de Surtis.
Gunvor Hofmo, outre le talent, outre un accès démesuré à l’être, a tout pour être reconnue comme une figure majeure de la poésie, pas seulement de la poésie nordique..
De 1946 à 1955, elle publie cinq recueils de poésie, avant de devenir muette. Elle reste seize années internée dans un hôpital psychiatrique, diagnostiquée « shizophrène paranoïde ». Toutefois, en 1971, elle sort de son mutisme en publiant, toujours internée, Invité sur la terre. Elle quitte alors l’hôpital pour vivre, très isolée, sur la colline d’Ekeberg. Quinze recueils de poésie vont naître sur cette colline. On note dans l’évolution de son écriture une tension minimaliste qui s’affirmera progressivement.
A travers des styles différents, Gunvor Hofmo n’a cessé de laisser une même empreinte, de témoigner d’une même mélancolie, bien au-delà de la tragédie de sa propre vie. C’est pourquoi, peut-être, ses poèmes nous bouleversent tant. Ils ne sont pas personnels ni particuliers. Ils sont impersonnels et trans-humains. Elle laisse une trace de notre nostalgie la plus profonde, non comme personne, mais comme individu et peut-être même comme espèce qui doute de son appartenance, de toute appartenance.
Perséphone
Dans l’ombre d’un arbre
les pensées fraîchissent
Ma fille, tu es mon ombre
dans cette vie
le feu des Dieux
est les grands soleils
qui si souvent calcinent
tout
les langues de feu de Zeus
ont aussi calciné ta
jeune vie
Te donner à Hadès
avec ta jeunesse qui
volait comme un papillon
sur les champs clairs
jusqu’à ce que Hadès
t’attire vers l’obscurité d’en bas
et esseule une mère
Tes yeux je les cherchais
dans bien des villes
je cherchais ton rire
dans bien des pays.
La bouche du soir
La bouche du soir se referme
mais son murmure résonne
dans les arbres, les rochers
Elle chuchote l’éternel
et la nuit qui vient
où les éclairs, les uns après les autres,
te montrent les images du Monde !
ISBN 978-2-84672-187-4 Prix 14 Euros
Knut Hamsun
Le Choeur sauvage. Vildt Kor, Poèmes, édition de 1927 de Knut Hamsun, édition bilingue. Préface de Régis Boyer. Traduction du norvégien Eva Sauvegrain – Pierre Gouix, Co-édition Rafael de Surtis, Editinter, Hamsun Selskapet.
Knut Hamsun (1859 - 1952) est connu pour ses nombreux romans dont Les Fruits de la terre qui lui valurent le Prix Nobel de littérature en 1920, il est moins connu et même inconnu pour ses poèmes. Le Choeur sauvage est son unique recueil de poèmes, il est publié pour la première fois en français à l'occasion du cent cinquantenaire de la naissance de l'auteur. Auteur prolifique, riche et affranchi, Knut Hamsun a exploré la poésie sans se donner de règles comme le souligne Pierre Grouix :
« Il n'y a pas, en tout cas, de forme fixe poétique hamsunienne. Du texte très bref, minimal presque, de deux, trois strophes, à la séquence lyrique de plusieurs pages ou au gran dpoème subdivisé en petits (Poèmes de la fièvre, scindé en dix ensembles, ou encore Les propos de Svend Herlufsen), Hamsun s'estime souverainement libre d'arpenter la distance qu'il veut. L'unité de ces textes n'est donc pas formelle.
L'auteur n'a de compte à rendre qu'à son génie, à son libre désir. Là comme ailleurs, et comme il s'en explique dans Sur les sentiers où l'herbe repousse (1949), son originalité foncière le guide. »
Knut Hamsun ne s'est jamais considéré comme poète, doutant même de la qualité de ceux-ci, ce qui, d'ailleurs, est peut-être une caractéristique du poète, même si Rimbaud... Sa poésie est venue s'ajouter à ses autres créations sans nécessité. Hamsun est « viscéralement romancier ». Cependant, les grands thèmes hamsuniens se retrouvent dans sa poésie. Pierre Grouix encore :
« Dans cet univers où c'est la nature qui parle, susurre, murmure, c'est aussi la voix de l'auteur qui se fait entendre, musique et mélodies ensemble.
Liberté, goût du rêve, de la marche, de l'errance, amour de l'amour et du monde naturel : les qualités qui font la fraîcheur, la grâce nonpareille du héros hamsunien sont là, in vivo, in nucleo. Les grandes orientations aussi.
Qui ne le voit ? Les grands thèmes hamsuniens sont présents, à commencer par l'amour éclatant qui lie homme et femme dans un cadre toujours naturel, tel que le court et dense roman Victoria l'a, en 1898, décliné de manière singulière, flamboyante, lyrique.
L'amour et les roses, ou encore le monde de la nature norvégienne, sous une lumière qui n'appartient qu'à elle, sont dits ici sans fard. »
Cantique des cantiques
Ô, ne me regarde pas, mon roi,
quand tu sors de la salle.
Le soleil m'a noircie à me brûler.
Je suis pourtant une rose de Saron,
Je suis pourtant un lis dans la vallée
Toi, je t'ai appelé, mon roi,
Les gardes m'ont entendue languir.
Les filles de Jérusalem m'ont aidée.
Nous t'avons découvert dans le jardin
des noisetiers, je n'ai pas lâché ta cape de roi.
Regardez-le, ô filles de Jérusalem,
il est tel une biche sur les hauteurs,
il est tel un chevreuil sur la montagne.
Ainsi que courent le cerf et le chevreuil,
Il a volé vers moi.
Voici le temps des cantiques
et des jours d'hiver écoulés. Vois,
on a vu des fleurs dans le pays,
entendu des voix de colombes,
trouvé des vignes en fleurs.
[...]
Oh, embrasse-moi, ta bouche
est pur délice, on dirait un lys rouge.
Je me sens ivre d'amour, oh, viens
avec moi dans la chambre de ma mère,
prends-moi à ton seul désir.
Edith Södergran
Tout simplement magnifique, bouleversant, profond, indispensable comme une révélation poétique ! Un hymne à la Beauté.
En publiant Poèmes d’Edith Södergran, les Editions Rafael de Surtis offrent aux lecteurs francophones une expérience inoubliable dans la belle collection Pour une Rivière de Vitrail. Il faut saluer une fois de plus le travail remarquable de Régis Boyer, traducteur et préfacier, de Pierre Grouix qui réalise la postface et de Karolina Blaberg, spécialiste des poésies nordiques.
En 31 années, Edith Södergran (1892-1923) aura réalisé une oeuvre totale qui change à jamais le paradigme de l’écriture et de la poésie nordiques, faisant éclater les limites, dans une volonté poétique transcendante inhabituelle. Ses poésies sont d’une intensité rare. Elles semblent condenser la vie-même en quelques mots comme pour passer à un essentiel dont elle a le pressentiment, qu’elle ne sait qualifier que par le mot « liberté ».
Finno-suédoise née à Saint-Petersbourg, à la croisée magique de ces deux cultures, finlandaise et suédoise, douée pour les langues, confrontée à la double violence de la guerre et de la maladie, sa vie, nous dit Régis Boyer, apparaît « un immense retirement » d’où l’amour semble exclu.
Sa poésie apparaît comme une quête solitaire vers l’Absolu, l’Absolue Liberté, qui réconcilie nature et esprit. Elle semble flotter entre deux mondes, le Réel, encore insaisissable mais inévitable pourtant, et ce monde-ci dont elle ne veut pas et auquel elle ne semble jamais avoir appartenu. Son Pays qui n’existe pas évoque l’imaginal d’un Gilbert Durand.
Pierre Grouix :
« De cette femme, exceptionnellement exceptionnelle, les vers frappent par des détails, le rappel de la parole nordique, le martèlement insistant de l’anaphore, surtout la splendeur, même simple, de l’image et de l’imaginaire dont elle procède.
De tels joyaux instruisent clairement une vue radicale de la conquête. Ils disent fièrement « le pas gagné » rimbaldien, l’avancée territoriale pas à pas. La procession, la progrédience. L’en avant.
Avec et par Edith Södergran, la poésie va de l’avant, passe, passe outre, outrepasse. Elle dialogue avec la part d’inconnu neuf qui la sertit. »
Il nous reste à entendre cette poésie sans égale :
La stipulation
Inactive,
je ne puis vivre,
enchaînée près de la lyre, je mourrais
Rien de plus altier sur terre, pour moi, que la lyre.
Si je ne lui étais pas fidèle,
je ne serais pas une âme flamboyante.
Celui qui, d’ongles ensanglantés,
n’a pas opéré sa fêlure dans le mur du quotidien
– Hors de là, tout peut périr –
Il n’est pas digne de contempler le soleil.
Dans le hamac des fées
Nuit et jour
je suis étendue dans le hamac des fées
rêvant d’étranges choses
Ce coeur n’est pas né pour m’aimer :
il ne franchira jamais le seuil de la réalité.
La lampe de Diane
brille à travers mes nuits
dans la ténuité de ses voiles féériques.
Je ne peux pas aimer, je ne sais pas livrer mon grand coeur...
Mais un jour je m’allongerai auprès du fils suprême de la terre,
un petit enfant
boira à mon sein de pierre
le lait le plus capiteux de la terre.
Et lui, je l’appellerai – présent de Diane.
Cette traduction entièrement nouvelle des poèmes d’Edith Södergran rend accessible un « joyau de la poésie boréale, source et aurore de l’or du Nord » nous dit encore Pierre Grouix, insistant sur les quatre s :
« Sauna. Sibelius, sisu (terme malaisément traduisible : cran ou ténacité, en tout cas vertu nationale : « Finlande pays des trois s » a-t-on coutume de dire. Ajoutons-leur, littérairement parlant au moins, le s d’Edith Södergran. »
« Si nous ne devenons pas enfants de la nature, prévient Edith Södegran, nous n’entrerons pas au royaume des cieux, car les secrets religieux sont les secrets de la nature. Ils ne se plaisaient pas dans les temples judaïques, mais bien chez le simple enfant de la nature qui connaissait les lys de Saron. »
ISBN 978-2-84672-203-2
Régis Boyer nous dit ceci du "secret" d'Olav H. Hauge, ce très grand poète, trop discret et qui ne fut connu dans son pays que grâce à un autre norvégien, Jan Erik Vold, né près de trente années après lui : « Cet être à part qui n’a jamais voulu être rien d’autre que lui-même, sans savoir au juste ce qu’il entendait par là, ne dit rien : il psalmodie tout doucement, sans brutalité, un peu à la façon de ses grands et lointains ancêtres, les scaldes, qui savaient si bien organiser leur discours en plans interférents de sorte que les auditeurs soient en mesure de reconstituer le chant et le déchant, comme on aurait dit à leur époque (Moyen Âge) – ou à la manière de ces folkeviser ou ballades, également médiévales qui associaient un meneur et un choeur en alternance, le « récit » étant le fait du choeur dansant et le sens profond, celui du meneur. Oui, c’est cela, la voix d’Olav H. Hauge est double. Lisez bien : il écrit sur palimpseste et si vous parvenez à oblitérer le discours apparent, vous découvrirez une voix amie, intime, réellement « poétique » car elle crée. Ou recrée. »
« Aujourd’hui et demain
Je ne suis qu’une étincelle
du grand feu. Et de même que je fus
allumé dans les ténèbres
je m’éteindrai un soir.
Je suis le murmure de la vague
à cet instant, tandis que
d’autres naissent, s’emplissent,
et que leurs aînées dorment.
Je suis la feuille
qui tremble dans ce printemps.
Une autre année,
tu vacilleras dans la tempête.
Je suis celui qui veille, celui
qui possède, l’oeil qui voit,
la goutte où se mire à présent
l’état du ciel.
Je vis, je brûle,
je ne sais pourquoi –
Empli de fleurs, de femmes,
le monde m’appartient aujourd’hui.
Tu possèderas toute la beauté
sur cette terre quand je l’aurai quittée
depuis longtemps et que les traces
de mes pas auront disparu. »
ISBN 978-2-84672-110-3. Prix 14 Euros
Tarjei Vesaas (1897-1970) est l’un des grands auteurs norvégiens du siècle dernier. Il est en France davantage connu pour ses romans et ses nouvelles que pour sa poésie qui reste inédite à part quelques poèmes traduits par Régis Boyer qui préface cet ouvrage. Nous devons une fois de plus au grand talent d’Eva Saugegrain et de Pierre Grouix, à leur profond amour de la poésie, cette précieuse traduction du néo-norvégien.
bat le réel de passage.
Les vérités sont vraies
jusqu’à ce soir.
En danger quand la pensée
jette du feu,
les vérités se défont
la nuit suivante.
Les matins luisent
tels de hauts et sûrs nuages.
Plongé dans le silence
habite notre désir.
Réels sont pour cela
les rêves et le désir.
Ils seront aussi les dernières choses
que nous voyons tenir. »
Un extrait du poème Vis, notre rêve :
« La mort avant que nous mourrions
est tapie dans cette nuit,
dans toutes les nuits.
Elle vit sans cesse
en face et nous fixe
tel l’obscur mystérieux
venu du puits sec
où il n’est plus de rêve.
Froide, nous attirant à elle,
elle reste ouverte – et pour nous.
C’est tout ce que nous savons,
là où il n’y a plus de rêve. »
Chez Tarjei Vesaas, la poésie ne se situe pas à la périphérie de l’œuvre, mais en constitue le cœur, en véhicule l’essence. Il chante le silence pour mieux invoquer le feu, laisser se consumer les temps et les mondes afin de mieux se dénuder face à soi-même.
ISBN 2-84672-072-X (Rafael de Surtis) et ISBN 2-915228-96-5. Prix 17 Euros
Le néo-norvégien est non seulement, selon Régis Boyer, « d’une rare musicalité » mais se prête « admirablement à la
suggestion de sentiments ou de secrets de l’inconscient qui jamais, pour un bon Norvégien, ne parviendront à se dire ».
Tor Jonsson a choisi de s’exprimer dans une langue qui traduit la distance intérieure mais qui est aussi peuplée de forces magiques et de complicités avec le petit peuple. C’est une langue de poète pour les poètes, autrement dit, pour les esprits vivants. Si amour et mort s’unissent intimement dans la poésie de Tor Jonsson, c’est parce que la limite n’est pas nette entre rêve et réalité.
Pour me consoler de la mort, j’ai le rêve de Tor Jonson, édition bilingue, publié aux Editions Rafael de Surtis, traduit du néo-norvégien par Pierre Grouix et préfacé par Régis Boyer est un petit recueil anthologique surprenant par le double sentiment de distance froide et de chaude intimité, de déception et de réalisation intérieure.
« Mon cœur possède une autre patrie
que celle que tu cultives de ta main dure.
Mon cœur possède une autre terre
que celle où poussent tes champs et ta solitude.
Ton pays a un temple où, fatigué, on peut prier
mais nul salut, nulle paix du cœur.
Ton pays offre le repos à ton pied, à ta main
mais aucune liberté à un homme sans paix.
Je m’arrête parfois près d’une porte et je prie
mais tu m’offres tes sarcasmes quand je demande la paix.
sur le sable gris de tous les chemins :
là est ma liberté et ma patrie.
Je rencontre beaucoup de monde, de bonnes gens
mais l’âme sans lieu n’a aucun ami.
Qui pense à un être sans lieu
quand le feuillage meurt et tombe de la branche du bouleau ?
Mais quelqu’un veut du bien au voyageur solitaire :
un arbre lui donne un abri et le chant de l’oiseau une âme.
Un autre monde brille dans le cœur,
dans l’éclat de ce que j’ai jadis chéri. »
ISBN 2-84672-053-3 (Rafael de Surtis) et ISBN 2-915228-76-0. Prix 15 Euros
Dans nos représentations, l’œuvre de Knut Hamsun commence avec Faim et se poursuit avec une série de chefs d’œuvre. Pourtant Knut Hamsun à « écrit avant d’écrire ». Lorsque Faim l’a fait connaître, non sans bruit et scandale, il avait déjà écrit quelques textes, poèmes, récits, essais, oubliés des éditeurs, parfois reniés par lui-même, dans lesquels pointait déjà ce qui fera sa pensée et son art.
L’homme secret de Knut Hamsun, publié par les Editions Rafael de Surtis et Editinter traduit par Pierre Grouix et préfacé par Régis Boyer est donc une œuvre de jeunesse, assez autobiographique. Knut Hamsun avait dix-huit ans quand il l’a écrit en 1877.
« Voyons-le, alors, dit Pierre Grouix, comme un petit ruisseau (Aa) à travers la prairie (eng) de l’œuvre. »
ISBN 2-84672-078-9. Prix 12,50 Euros