Mercredi 14 mai 2008

Poésie – Pôles Nord

Domaine Scandinave

 

      Les livres présentés ci-après sont publiés aux Editions Rafael de Surtis, parfois en collaboration avec les Editions Editinter, et grâce au soutien du NORLA, Norwegian Literature Abroad, du Centre d’Information sur la Littérature Finlandaise, Suomalaisen Kirjallisuuden Seura, et de la Municipalité de Cordes-sur-Ciel.

 

      Deux magnifiques collections sont consacrées à la poésie  scandinave, l’une est intitulée Pour une rivière de vitrail, l’autre Pour une terre interdite. Elles sont dirigées toutes les deux par Pierre Grouix qui a choisi de nous faire découvrir, à travers de grands poètes, reconnus dans leurs terres mais ignorées dans les nôtres, des poésies fascinantes, des langues aux consonances magiques, des mondes à la fois proches et éloignés, lumineux et sombres, dans le seul but de nous convier à nous rapprocher de nous-mêmes, car c’est bien cela l’enjeu ultime de toute Poésie, que chacun trouve son Pôle Nord...

 

         Vous pouvez vous procurer ces ouvrages auprès de l’éditeur :

Editions Rafael de Surtis, 7 rue Saint Michel, 81170 Cordes sur Ciel.

Tel : 00 33  (0)5 63 53 44 41

 

Pour les commandes depuis l’étranger, paiement par mandat international. Ajouter 5 Euros pour les frais de port.

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Edition
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Mercredi 14 mai 2008

Olav H. Hauge

 

         Régis Boyer nous dit ceci du "secret" d'Olav H. Hauge, ce très grand poète, trop discret et qui ne fut connu dans son pays que grâce à un autre norvégien, Jan Erik Vold, né près de trente années après lui : « Cet être à part qui n’a jamais voulu être rien d’autre que lui-même, sans savoir au juste ce qu’il entendait par là, ne dit rien : il psalmodie tout doucement, sans brutalité, un peu à la façon de ses grands et lointains ancêtres, les scaldes, qui savaient si bien organiser leur discours en plans interférents de sorte que les auditeurs soient en mesure de reconstituer le chant et le déchant, comme on aurait dit à leur époque (Moyen Âge) – ou à la manière de ces folkeviser ou ballades, également médiévales qui associaient un meneur et un choeur en alternance, le « récit » étant le fait du choeur dansant et le sens profond, celui du meneur. Oui, c’est cela, la voix d’Olav H. Hauge est double. Lisez bien : il écrit sur palimpseste et si vous parvenez à oblitérer le discours apparent, vous découvrirez une voix amie, intime, réellement « poétique » car elle crée. Ou recrée. »


 

 

 

 

 

 

 

         « Aujourd’hui et demain

 

         Je ne suis qu’une étincelle

du grand feu. Et de même que je fus

allumé dans les ténèbres

je m’éteindrai un soir.

 

         Je suis le murmure de la vague

à cet instant, tandis que

d’autres naissent, s’emplissent,

et que leurs aînées dorment.

 

         Je suis la feuille

qui tremble dans ce printemps.

Une autre année,

tu vacilleras dans la tempête.

 

         Je suis celui qui veille, celui

         qui possède, l’oeil qui voit,

la goutte où se mire à présent

l’état du ciel.

 

         Je vis, je brûle,

         je ne sais pourquoi –

         Empli de fleurs, de femmes,

         le monde m’appartient aujourd’hui.

 

         Tu possèderas toute la beauté

sur cette terre quand je l’aurai quittée

depuis longtemps et que les traces

de mes pas auront disparu. »

 

         ISBN 978-2-84672-110-3. Prix 14 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Norvège
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Mercredi 14 mai 2008

Tarjei Vesaas

 

         Tarjei Vesaas (1897-1970) est l’un des grands auteurs norvégiens du siècle dernier. Il est en France davantage connu pour ses romans et ses nouvelles que pour sa poésie qui reste inédite à part quelques poèmes traduits par Régis Boyer qui préface cet ouvrage. Nous devons une fois de plus au grand talent d’Eva Saugegrain et de Pierre Grouix, à leur profond amour de la poésie, cette précieuse traduction du néo-norvégien.




 

 

 

Être dans ce qui s’en va de Tarjei Vesaas, bilingue, préface de Régis Boyer, postface d’Antoine Godbert, traduit du néo-norvégien par Eva Sauvegrain et Pierre Grouix, Editions Rafael de Surtis et Editinter.

 

« Les dernières choses que nous voyons tenir

 

                        Au cœur du plus profond

                   bat le réel de passage.

                   Les vérités sont vraies

                   jusqu’à ce soir.

 

                   En danger quand la pensée

                   jette du feu,

                   les vérités se défont

la nuit suivante.

 

Les matins luisent

tels de hauts et sûrs nuages.

Plongé dans le silence

habite notre désir.

 

Réels sont pour cela

les rêves et le désir.

Ils seront aussi les dernières choses

que nous voyons tenir. »

 

 

         Un extrait du poème Vis, notre rêve :

 

                   « La mort avant que nous mourrions

est tapie dans cette nuit,

dans toutes les nuits.

                   Elle vit sans cesse

en face et nous fixe

tel l’obscur mystérieux

venu du puits sec

où il n’est plus de rêve.

                   Froide, nous attirant à elle,

elle reste ouverte – et pour nous.

                   C’est tout ce que nous savons,

                   là où il n’y a plus de rêve. »

 

         Chez Tarjei Vesaas, la poésie ne se situe pas à la périphérie de l’œuvre, mais en constitue le cœur, en véhicule l’essence. Il chante le silence pour mieux invoquer le feu, laisser se consumer les temps et les mondes afin de mieux se dénuder face à soi-même.

 

         ISBN 2-84672-072-X (Rafael de Surtis) et ISBN 2-915228-96-5. Prix 17 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Norvège
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Mercredi 14 mai 2008

Tor Jonsson


        
Le néo-norvégien est non seulement, selon Régis Boyer, « d’une rare musicalité » mais se prête « admirablement à la suggestion de sentiments ou de secrets de l’inconscient qui jamais, pour un bon Norvégien, ne parviendront à se dire ».

         Tor Jonsson a choisi de s’exprimer dans une langue qui traduit la distance intérieure mais qui est aussi peuplée de forces magiques et de complicités avec le petit peuple. C’est une langue de poète pour les poètes, autrement dit, pour les esprits vivants. Si amour et mort s’unissent intimement dans la poésie de Tor Jonsson, c’est parce que la limite n’est pas nette entre rêve et réalité.



 

 

 

         Pour me consoler de la mort, j’ai le rêve de Tor Jonson, édition bilingue, publié aux Editions Rafael de Surtis, traduit du néo-norvégien par Pierre Grouix et préfacé par Régis Boyer est un petit recueil anthologique surprenant par le double sentiment de distance froide et de chaude intimité, de déception et de réalisation intérieure.

 

         « Mon cœur possède une autre patrie

         que celle que tu cultives de ta main dure.

         Mon cœur possède une autre terre

         que celle où poussent tes champs et ta solitude.

         Ton pays a un temple où, fatigué, on peut prier

         mais nul salut, nulle paix du cœur.

         Ton pays offre le repos à ton pied, à ta main

mais aucune liberté à un homme sans paix.

 

Je m’arrête parfois près d’une porte et je prie

mais tu m’offres tes sarcasmes quand je demande la paix.

sur le sable gris de tous les chemins :

là est ma liberté et ma patrie.

 

Je rencontre beaucoup de monde, de bonnes gens

mais l’âme sans lieu n’a aucun ami.

Qui pense à un être sans lieu

quand le feuillage meurt et tombe de la branche du bouleau ?

 

Mais quelqu’un veut du bien au voyageur solitaire :

un arbre lui donne un abri et le chant de l’oiseau une âme.

Un autre monde brille dans le cœur,

dans l’éclat de ce que j’ai jadis chéri. »

 


        
ISBN 2-84672-053-3 (Rafael de Surtis) et ISBN 2-915228-76-0. Prix 15 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Norvège
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Mercredi 14 mai 2008

Knut Hamsun

 

         Dans nos représentations, l’œuvre de Knut Hamsun commence avec Faim et se poursuit avec une série de chefs d’œuvre. Pourtant Knut Hamsun à « écrit avant d’écrire ». Lorsque Faim l’a fait connaître, non sans bruit et scandale, il avait déjà écrit quelques textes, poèmes, récits, essais, oubliés des éditeurs, parfois reniés par lui-même, dans lesquels pointait déjà ce qui fera sa pensée et son art.

         L’homme secret de Knut Hamsun, publié par les Editions Rafael de Surtis et Editinter traduit par Pierre Grouix et préfacé par Régis Boyer est donc une œuvre de jeunesse, assez autobiographique. Knut Hamsun avait dix-huit ans quand il l’a écrit en 1877.






        

Au lecteur de traquer dans ces pages ce qui fera la force de l’œuvre d’un des romanciers majeurs du siècle dernier, comme si ce livre était un élément préconscient d’une pensée qui ne demandait qu’à jaillir mais n’avait pas encore trouvé les formes qui convenaient à son feu.

 

 

         « Voyons-le, alors, dit Pierre Grouix, comme un petit ruisseau (Aa) à travers la prairie (eng) de l’œuvre. »

 

         ISBN 2-84672-078-9. Prix 12,50 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Norvège
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Mercredi 14 mai 2008

Knut Odegard

 

         Tout comme son compatriote Tarjei Vesaas, Knut Odegard, né en 1945, a choisi de s’exprimer en néo-norvégien (nynorsk), une langue plus qu’humaine tant elle est tout à la fois proche de la réalité humaine et capable de la transcender.

         Ce grand poète n’oeuvre pas seulement à partir du sens mais aussi à partir du son comme matière sur laquelle il peut opérer son alchimie. Il est bien un « faiseur ».




 

 

 

         Une seule lanterne rouge / Pâle / Et au loin publié aux Editions Rafael de Surtis est un beau recueil pour laisser les poèmes de Knut Odegard entrer en nous et se laisser porter par l’étrangeté enivrante cette langue. Ils sont ici livrés en édition bilingue, traduit du néo-norvégien par Grete Kleppen et Pierre Grouix, préfacés par Régis Boyer.

 

         « Maisons abandonnées au bord de la mer

 

         Des fenêtres aux yeux brisés.

         Ecarquillés. Un vent.

 

         à visage blanc qui traverse en filant pièce après pièce

         dans la maison abandonnée, grince

         dans les escaliers, touche de sa main figée

         le miroir vide

        

         De grandes maisons immobiles au bord de la mer.

         Elles éclairent dans le noir

         Comme les morts éclairent à travers nos visages

 

dans le sommeil,          Quelqu’un tatônne

à travers des rêves troublés, rôde

à travers obscures de maisons abandonnées

au bord de la mer. »

 

         ISBN 2-84672-070-3. Prix 13 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Norvège
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Mercredi 14 mai 2008

 

Josef Julius Wecksell

 

 

Josef Julius Wecksell (1838-1907) est un poète finlandais de langue suédoise. La minorité finlandaise de langue suédoise joua un rôle considérable dans l’histoire de la littérature et des arts dans le Nord européen. Entre amour et folie, lumière et obscurité, Wecksell écrira la plus grande partie de son œuvre avant son internement en 1865, une œuvre qui n’est pas sans rappeler celle des premiers romantiques français, on pense à Lamartine ou à Musset. Wecksell demeure toutefois mal connu. Ignoré des uns, il est devenu un mythe pour d’autres. Une Société des amis de Wecksell a même été créée, rassemblant universitaires, poètes, artistes et simples amoureux des mots.

Nous pouvons désormais découvrir Wecksell en français grâce à Pierre Grouix qui a traduit un premier recueil de ses poèmes publié chez Rafael de Surtis, Le ciel brille à travers les mots, en édition bilingue, dans la belle collection Pour une Rivière de Vitrail.

« Dans l’album d’un artiste

 

Découvrir bien des choses, guetter encore plus,

en tout pressentir le plus haut,

aimer d’abondance, oublier davantage,

sortir de la vie et - rêver

servir des dieux, renoncer à l’or,

donner et ne rien réclamer en retour,

sacrifier son cœur, gagner les cœurs,

rencontrer le froid et pourtant brûler,

chérir l’honneur, ne pas désirer,

créer, former, instruire, apprendre

en vue d’un but que l’on n’atteint jamais,

en vue d’une postérité que l’on ne gagne

qu’une fois le monde éteint pour soi :

tel est le lot de l’artiste sur terre.

Enfin devenu immortel à ce point,

Il entre chez les dieux. »

 

 

«  As-tu le courage ?

 

As-tu le courage de sortir dans le combat de la vie

et de t’y comporter comme un homme ?

As-tu le courage de te placer face à ton époque

et à ses illusions, si tu en es capable ?

As-tu le courage d’immoler le sang de ton cœur,

ton bonheur temporel et ta joie

à la vérité et à la justice ? – alors, jeune homme,

sois le bienvenu dans notre cercle heureux.

As-tu le courage de croire à ton rêve le plus beau

Malgré la voix railleuse de la réalité ?

As-tu, comme la goutte dans le courant le plus profond

le courage de chercher ton chemin au sein du rocher ?

S’il en est ainsi, faisons le serment d’être des frères de sang

et immolons lui notre esprit et nos veines.

Et nous aurons sans doute la force de combattre

si nous possédons le vrai courage. »

 

ISBN 2-84672-044-4. Prix 12,50 Euros

 



 

 

 

Josef Julius Wecksell est aussi dramaturge. C’est en 1862, année qui le voit basculer dans la folie, qu’il rédige un chef d’oeuvre dramatique intitulé Daniel Horst, désormais disponible en langue française dans une traduction du suédois de Philippe Bouquet, avec un avant-propos de Karolina Blaberg, petite nièce de Wecksell, adaptation et postface de Pierre Grouix, aux Editions Rafael de Surtis.

Cette pièce constitue l’acte de naissance véritable du théâtre finlandais. Daniel Horst est une sorte d’Hamlet nordique. L’intrigue se passe en 1599 dans une Finlande encore médiévale, pour mettre en scène l’hypercomplexité de la personne humaine, la noblesse, l’éthique et l’inconditionnalité au coeur de la médiocrité, de la cupidité et de la violence, la blessure et son impossible réparation dans le temps.

 

« Fuis, mon amour, ô toi dernier de mes rêves !

Tu fus le plus amer de tous les breuvages

de ma vie ! Pourquoi faut-il que je sois

égaré en ce monde, sans toi ni foyer,

enfant trouvé n’ayant ni nom ni père ?

La moindre fleur a des racines ; dans la mer, la vague

est suivie d’autres semblables et la mousse

elle-même a une tombe sur laquelle pousser.

Le captif mort cette nuit a eu jadis

Une vie à vivre. Et moi, qu’ai-je ? »

 

         ISBN 978-2-84672-116-5. Prix 21 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Finlande
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Mercredi 14 mai 2008

Bob Carpelan

 

 

Bob Carpelan est né à Helsinki en 1926. C’est un auteur qui se défie du long, une tendance minimaliste le conduit naturellement au simple, au court, au moindre, ce qui exige une grande rigueur et une grande profondeur. En effet, il est impossible de dissimuler sous les formes les dissonances de l’être.

 

         73 poèmes de Bob Carpelan, publié aux Editions Rafael de Surtis, traduit du suédois par Pierre Grouix, est marqué de ce choix. Pierre Grouix précise :

« Il s’agit bien de l’ensemble des textes les plus courts, souvent une simple poignée de mots, comme si la parole en poésie devait se ramasser dans sa concision dense, prête à dire beaucoup – sans nuire au silence – en peu très peu de mots. »

Les poèmes de ce recueil semblent parfois habités par l’esprit des haïkus japonais :

 

« Ma chambre

reste vide

la mer sur la droite

moi au-dehors de l’image »

 

« Vermine

impayée

l’automne

généreux,

l’odeur de feuilles brûlées

au loin,

en provenance du cimetière. »

 

« L’arbre

a tombé

la feuille

 

Une vague

se lève

immobile. »

 

         Mais Bob Carpelan sait aussi tisser de longs poèmes sans pour autant se départir de son chemin vers le simple et le bref.

 

         « « La vie me dépouille

plus que la mort ».

         Mais dans les tourbillons

j’aperçois, dans l’obscurité,

l’image

des traits de mon amour :

à flots, ils sombrent,

se dissolvent dans la lumière,

portés par des ailes

au-dessus du champ –

et là

sous l’arbre de la mort

repose celui

qui nous suit

du regard ;

c’est ainsi que,

plus sûr,

plus silencieux

je construirai ce que la vie dépouille

de lumière dans le temps

et par-dessus la mer

filent les bandes d’oiseaux

des dernières ombres

vers le repos planant,

infatigable. »

 

         ISBN 2-84672-052-5. Prix 12,50 Euros

 

 

Dans un autre recueil, chez le même éditeur et intitulé Le jour frais, toujours traduit du suédois par Pierre Grouix, nous retrouvons cette tendance au dépouillement même pour des textes plus long. Le dépouillement est alors moins dans la forme du poème que dans l’évocation ou la métaphore qui, comme la flèche décochée par l’arc, vise « l’essentiel ».

 

« Le grand nuage

 

Le grand nuage forme comme une aile

plongeant lentement devant le soleil comme

une feuille rouge sang de l’arbre de la mort.

Et sur la surface de la mer glisse l’oiseau du soir,

frôlant les flots de ses ailes, grandissant,

comme s’il n’y a avait plus aucun mouvement

et, parmi le chant merveilleux, le silence. »

 

         ISBN 2-84672-078-9. Prix 12,50 Euros

Par La Lettre du Crocodile - Publié dans : Finlande
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